PREMIÈRE ÉDITION
ISBN > 2-915654-05-0
format > 21 x 11,5 cm
nombre de pages > 130
couverture > souple - abats
façonnage > Dos carré collé
prix HT > 1934 F cfp - 16.21 €
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Second roman d'Ari'irau, ou si vous préférez Stéphanie-Ari'irau Richard, une enfant du " Fenua ", la plus gauloise des " vahine " de cette île, née, à Pirae en 1972, de mère Teioatuatehoahoarai Poroi, plus connue sous le prénom de Dorita à Tipaerui, et de père René Richard.
L'écriture ovulatoire de " Matamimi " n'insulte personne, ne revendique rien, si ce n'est qu'on peut écrire sur l'amour sans parler d'inceste, qu'on peut écrire sur le " Fenua " sans parler de politique, qu'on peut écrire sur la vie sans donner de leçon de morale, que celle, peut-être, que lorsque la réalité est trop difficile à tolérer, l'imagination est une forme d’intelligence salvatrice.
Dans ce deuxième roman, les hommes qui boivent plus de trois bières par jour sont déconseillés à Matamimi parce que, lui dit sa mère, " en vieillissant ils finiront par cumuler " ; on apprend également ce qui faisait écrire Diderot et ce qui faisait chanter James Brown, on parle également du forum Taui, de groupes rock, on se promène à la pointe Vénus, au marché, on lit
" L’arbre a pain " de Célestine, on accompagne Matamimi au restaurant chinois...
Les enfants, eux, courent dans tous les sens, ils ont des âmes aux pieds, aux mains, aux cœurs; de sa naissance, son adolescence, son premier chagrin d'amour, sa réflexion sur les hommes, sur son pays, en passant par ses crises de nerfs, ses bagarres avec sa mère, jusqu'à sa rencontre avec un voisin pêcheur, Matamimi a toujours été elle-même, n'a jamais revendiqué être une autre. Elle a voulu plaire aux dieux grecs qui gouvernent mais, d’un milieu modeste, élevée par sa mère seule, sans nom de famille, jolie petite fille de la populace qui essaie en vain d’exister pour les autres, Matamimi trouve finalement son bonheur en soufflant une petite phrase sous les poussières d’étoiles : " Maman, arrête de pleurer, la vie nous attend. "
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