Jean-Marie Tjibaou, une parole kanak pour le monde

Cet ouvrage apporte un éclairage inédit sur le parcours d’un homme, « [d’]une figure que l’on n’a pas le droit d’oublier » dira Aimé Césaire. À l’heure où l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie est en jeu, le retour sur la parole et le chemin de Jean-Marie Tjibaou apparaît essentie.

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Jean-Marie Tjibaou, leader charismatique du mouvement indépendantiste kanak des années 1980, est incontestablement une figure emblématique de l’histoire contemporaine de la Nouvelle-Calédonie. Un visage et une parole qui ont largement dépassé les côtes de l’archipel océanien, tant par sa stature d’homme d’État que par la portée universelle de son message. Cette biographie  » intellectuelle  »  d’Eric Waddell est le fruit d’une longue recherche. Publiée en anglais en 2008 sous le titre « Jean-Marie Tjibaou, Kanak Witness to the World : An Intellectual Biography », cet ouvrage, désormais traduit et augmenté par Patrice Godin, est une source d’informations indispensables pour connaître et comprendre le parcours d’un homme d’exception, dont le destin est intimement mêlé à l’histoire de la Nouvelle-Calédonie.

Jean-Marie Tjibaou  est né en 1936 à Tiendanite près de Hienghène au Nord-Est de la Grande Terre (Nouvelle-Calédonie). Ordonné prêtre en 1965, il exerce ensuite son ministère à la cathédrale Saint Joseph de Nouméa pendant trois années avant de se rendre en France poursuivre des études de sociologie. En 1971, il revient en Nouvelle-Calédonie et décide d’abandonner la prêtrise. Constatant les inégalités persistantes dans l’archipel et la tenue à l’écart de son peuple, il s’investit dans l’action sociale et culturelle et organise le festival Mélanésia 2000 en 1975, un événement sans précédent où la culture et l’identité kanak se trouve pour la première fois révélé au grand public au cœur de Nouméa. Jean-Marie Tjibaou se lance ensuite en politique et, de la mairie de Hienghène où il est élu en 1977, devient progressivement le chef de file du mouvement indépendantiste kanak. Signataire, avec Jacques Lafleur, des accords de Matignon en juin 1988, il est assassiné le 4 mai 1989 à Ouvéa par Djubelly Wea, un opposant indépendantiste.

Pays d'origine : Nouvelle-Calédonie
Edition : Première Édition
Année de parution : 2016
Dimensions 129.7 x 210 mm
Nombre de pages : 400
Type de couverture : souple avec rabats
Finition : Relié collé
Poids 500 g

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Auteur (s)

WADDELL Eric

Éric Waddell est professeur associé au Département de géographie de l’Université Laval et professeur honoraire à la School of Geosciences, University of Sydney (Australie). Il a longtemps travaillé dans le Pacifique et notamment à l’Université du Pacifique Sud à Fidji. Il est l’auteur de deux importants ouvrages: Du continent perdu à l’archipel retrouvé : le Québec et l’Amérique française (PUL, 1983 et 2007) et Vision et visages de la Franco-Amérique (Septentrion, 2001).

GODIN Patrice

Patrice Godin  est un anthropologue français, spécialiste de la culture kanak. Il vit et travaille en Nouvelle-Calédonie depuis 1982 où il poursuit une recherche longue durée dans la région de Hienghène.