Tiki

Objets phares dans les plus prestigieuses collections du monde, musées ou privées, les tiki furent aussi un objet de fascination pour les artistes occidentaux avant-gardistes depuis la fin du 19eme siècle, tel que Gauguin puis quelques années plus tard, Picasso, les Dadaïstes et les Surréalistes, fascinés par la présence indescriptiblement forte de l’abstraction du tiki, par la puissance dégagée.
De nos jours, le tiki est devenu l’icône la plus galvaudée de la culture ancestrale marquisienne. Pour des raisons qui trouvent leur origine dans l’inconscient collectif, notre monde actuel utilise le symbole fort du tiki pour incarner la culture ancestrale des polynésiens.

Disponibilité : En stock
ISBN : 978-2-36734-151-4.

37.8 €
4 500  XPF

En co-édition avec le Musée de Tahiti et des îles / Te Fare Manaha.

Le propos de cet ouvrage est de s’immerger dans l’univers des statues des îles Marquises nommées tiki.
Immédiatement identifiables par leurs grands yeux circulaires, leurs larges nez aux narines épatées, leurs bouches qui s’étirent sur toute la largeur de la face, le corps puissant et trapus, bien campés sur des massives jambes fléchies. Les faciès grimaçant de férocité.
Objets phares dans les plus prestigieuses collections du monde, musées ou privées, les tiki furent aussi un objet de fascination pour les artistes occidentaux avant-gardistes depuis la fin du 19eme siècle, tel que Gauguin puis quelques années plus tard, Picasso, les Dadaïstes et les Surréalistes, fascinés par la présence indescriptiblement forte de l’abstraction du tiki, par la puissance dégagée.
De nos jours, le tiki est devenu l’icône la plus galvaudée de la culture ancestrale marquisienne. Pour des raisons qui trouvent leur origine dans l’inconscient collectif, notre monde actuel utilise le symbole fort du tiki pour incarner la culture ancestrale des polynésiens.
Mais lorsque l’on s’intéresse de plus près à ce qu’étaient réellement les tiki, il y a soudain un grand silence, le même silence que l’on ressent lorsque l’on foule le sol pavé d’un grand site sacré au fond d’une vallée des îles Marquises. Le silence laissé par le départ des derniers tahua qui emportèrent avec eux ce savoir sacré qu’eux seuls détenaient.Traiter le thème des statues appelées tiki des îles Marquises nous fait immerger au cœur de la religion, des rituels sacrés, mais également dans les domaines de la tradition orale et des généalogies divines, des mythes fondateurs marquisiens, mais aussi polynésiens. On ne peut comprendre les statues, sans en considérer tous les aspects. On peut véritablement parler d’un concept de Tiki/tiki, et même d’une culture, voire d’une civilisation, car au-delà du mythe du premier homme et des statues, Tiki véhicule un modèle civilisateur qui se propagea largement dans les peuples polynésiens, et participa à en façonner l’identité.

Pays d'origine : Polynésie française
Edition : Première Édition
Année de parution : 2017
Dimensions 235 x 295 mm
Nombre de pages : 248
Type de couverture : Cartonnée
Finition : Relié cousu
Poids 1800 g

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Auteur (s)

DONALDSON Emily C.

GUIOT Hélène

Hélène Guiot est ethnoarchéologue de l’équipe ethnologie préhistorique de l’Université de Nanterre.

HIQUILY Tara

Tara Hiquily est chargé des collections ethnographiques au Musée de Tahiti et des îles.

HUUKENA Teiki

IVORY Carol

MOLLE Guillaume

MU-LIEPMANN Véronique

Conservateur du Musée de Tahiti et des îles depuis 1982, Véronique Mu-Liepmann a dirigé et a été coauteur de plusieurs publications, notamment « Les Collections du Musée de Tahiti et des îles ». Ces collections ethnographiques servent de base à cette étude de la sculpture d’hier et d’aujourd’hui.

 

OTTINO-GARANGER Pierre

Fils de Paul Ottino, ethnologue de Polynésie et de l’océan indien, fils fa’a’amu de José Garanger, préhistorien océaniste, Pierre Ottino-Garanger suit celui-ci au Vanuatu et en Polynésie française. Étudiant à l’institut d’Art et d’Archéologie de l’université de Paris-I Panthéon-Sorbonne , il est envoyé en tant que VAT-Orstom à Ua Pou, aux îles Marquises et y trouve matière à sa thèse de troisième cycle d’ethnologie préhistorique. Ses travaux le mènent en Nouvelle-Calédonie et  à Wallis, où il mène des recherches sous la direction de D. Frimmigacci, et aussi à l’Australian National University. Sous la direction de J. Golson, il fouille en Papouasie-Nouvelle-Guinée, dans la vallée du Sépik et sur les Hautes Terres, avec J. Mangi de l’Université de Port Moresby. Depuis plusieurs années, avec Marie-Noëlle de Bergh, il s’intéresse à l’organisation humaine aux îles Marquises, à la façon dont les communautés ont vécu sur ces îles-montagnes en créant une culture riche, en harmonie avec l’environnement. Leurs travaux sont menés en étroite coopération avec les Marquisiens et dans le souci de sauvegarder leur patrimoine, depuis l’architecture monumentale… jusqu’aux plus délicates images tracées sur la pierre ou dans la peau.Pierre Ottino-Garanger, docteur en Archéologie préhistorique, est chercheur à l’institut de recherche pour le développement. Il consacre ses recherches à l’évolution des cultures et à l’organisation de l’espace chez les sociétés du Pacifique.

SAURA Bruno

Bruno Saura est né à Metz le 5 août 1965. Cet universitaire est l’auteur de travaux scientifiques et d’essais consacrés à la Polynésie. S’il fallait trouver un thème commun à ses oeuvres, ce serait l’homme polynésien, avec sa sensibilité et ses habitudes, ses misères et ses travers. Bruno Saura est avant toute chose observateur attentif de la réalité polynésienne. Il met à nu les souffrances d’une population autochtone qui habite poétiquement et violemment une Polynésie en perpétuelle mutation, sans cesse en quête de son identité originelle. Bruno Saura est professeur en Civilisation polynésienne à l’université de la Polynésie française. Titulaire d’un doctorat en Science politique et d’une habilitation à diriger des recherches en Anthropologie de l’Université d’Aix-Marseille III, il réside de longue date en Polynésie française. Ses principaux travaux portent sur la tradition orale des îles Sous-le-Vent (« La lignée royale des Tamatoa de Raiatea », 2003 ; « Huahine aux temps anciens », 2005), ainsi que sur les questions ethniques, politiques et religieuses dans le Tahiti d’aujourd’hui (« Des Tahitiens, des Français – leurs représentations réciproques aujourd’hui », 1998 ; « Tinito, la communauté chinoise de Tahiti », 2003.

 

DUNIS Serge