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RICHARD Ariirau

Née 15 septembre 1972 à Pirae, Tahiti


> Le nom d’auteur « Ariirau » est en fait son prénom tahitien transmis par son arrière arrière grand-mère originaire des îles Tuamotu, plus précisément l’atoll de Kaukura.





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Son blog

Ariirau (Stéphanie Ariirau Richard) est née le 15 septembre 1972 à Pirae, Tahiti, d’une mère polynésienne et d’un père français. Le nom d’auteur « Ariirau » est en fait son prénom tahitien transmis par son arrière arrière grand-mère originaire des îles Tuamotu, plus précisément l’atoll de Kaukura. « Ariirau » signifie la reine (ou le roi) de toutes les îles de Polynésie, ce prénom est issu de la généalogie de la famille Richmond originaire de Kaukura. Ariirau grandit à Argentré, un petit village de la Mayenne, elle passe son enfance entre les livres et les rêves, en France, et retourne occasionnellement en Polynésie française chez sa grand-mère. Elle poursuit ses études aux États Unis où elle vivra pendant 7 ans, 4 ans à Wichita et Lawrence dans le Kansas, puis 3 ans à New York où elle obtiendra une bourse Mac Cracken à New York University. À New York, elle rencontre Assia Djebar, écrivain qu’elle affectionne particulièrement, et qui lui suggère son 1er titre de roman : Je reviendrai à Tahiti sort en septembre 2005 chez L’Harmattan. Le 2nd roman Matamimi sort en mars 2006. Elle retourne à Tahiti en septembre 2005 avec l’intention d’écrire une thèse sur la littérature francophone polynésienne. Cependant le retour au pays natal est emprunt d’événements importants qui ont marqué son vécu et son écriture. Ariirau écrit à la fois des articles de critique littéraire, de par sa formation universitaire, mais se consacre plus à la fiction, « zone de liberté de création ». Les personnages d’Ariirau sont généralement des personnages féminins. L’auteur est particulièrement sensible à certains thèmes comme la mémoire des ancêtres (Aroatua), la violence (Si près de la vague dans Sillages d’Océanie en 2007), le sectarisme ethnique, la liberté de la femme avec des thèmes comme le droit à l’avortement, mais aussi tout ce qui concerne les rapports de l’être à son environnement, et enfin, les transgressions (le corps, l’espace, le temps) ; l’être et le paraître sont détachés : les thèmes identitaires liés à la couleur de la peau sont inadaptés pour l’écrivain, pour qui le brassage ethnique, seule réalité, n’empêche pas l’amour qu’on peut porter à sa culture (« Bien malheureux le peuple qui fait de ses enfants des étrangers parce qu’ils n’ont pas la même couleur de peau que leurs ancêtres ») Ariirau combine à la fois son attachement pour la culture ancestrale et son vécu contemporain, à la fois férue de musique rock, reggae (que l’on retrouve dans ses romans) et des traditions et mythes polynésiens. Les couleurs et le rythme font partie de son écriture. La plupart de ses poèmes sont consacrés à la beauté de sa terre, au mysticisme de son île.

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  • Je reviendrai à Tahiti
    L’Harmattan, septembre 2005


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