KURTOVITCH NicolasNé le 20 décembre 1955 à Nouméa
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Nicolas Kurtovitch publie son premier recueil de poésie, Sloboda, en 1973. Il a 18 ans. S’il édite à compte d’auteur, c’est que l’urgence de cette prise de parole est pour lui une évidence. Qui ne cessera de l’habiter, le conduisant à être l’un des auteurs les plus prolifiques de sa génération.
Très tôt, après sa scolarité calédonienne, il quitte son île. La lointaine métropole pour ses études bien sûr, mais aussi la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Horizons divers pour un homme qui marche. Un arpenteur, qui s’engage somme toute assez logiquement dans des études de géographie. Licencié de l’université d’Aix-en-Provence, il enseigne cette discipline dans un collège de Lifou, l’une des îles de l’archipel calédonien. Aujourd’hui, il est depuis de nombreuses années le directeur du lycée protestant Do Kamo, qui demeure l’un des vecteurs les plus performants de promotion pour les jeunes Kanak. Car Nicolas Kurtovitch est aussi l’une des premières voix calédoniennes d’origine européenne à s’être explicitement interrogée sur la nature de la relation entre les communautés en présence sur sa terre natale. Et à avoir posé sans ambiguïté la reconnaissance de la primauté du peuple premier comme condition du vivre ensemble. Dans l’essai collectif Être caldoche aujourd’hui, il écrit : « Oui, si l’on veut, à l’affirmation d’une identité calédonienne, mais à condition de ne pas oublier que l’homme libre reste indéfinissable, ni le fait incontournable qu’ici est une terre kanak. » Cette conviction traverse son travail d’écrivain. Et s’est même traduite à deux reprises très concrètement par des écritures à quatre mains avec des auteurs kanaks. Dire le vrai/Tell the truth, un recueil de poèmes, avec Déwé Gorodé. Les Dieux sont borgnes, une pièce de théâtre créée en 2002 et jouée en Avignon en 2003, avec le dramaturge Pierre Gope. En 2007, il a succédé à Charles Juliet et quelques autres au Randell cottage, résidence d’écrivains située à Wellington, en Nouvelle-Zélande. Et il a été dans ce cadre le poète invité de la remarquable revue néo-zélandaise de poésie, Poetry NZ. Il est par ailleurs publié dans de nombreuses autres revues : Archipel des lettres, Revue du Salon du livre insulaire d’Ouessant ; Carnavalesques, revue de poésie contemporaine publiée par les éditions Aspect de Nancy, Voix d’encre, etc. En 2008, il est invité en tant que lauréat du Prix de poésie Antonio Viccario au festival de Poésie de Trois Rivière (Québec) et en 2009 au festival de poésie de Mexico et de Morilla. Au cours de ces deux rencontres importantes, il tisse de solides liens d’amitié avec des poètes du monde entier, réduisant encore et toujours les frontières entre les Hommes. Membre de l’Association des écrivains de Nouvelle-Calédonie après en avoir été le premier président, et de la Société des gens de lettres, Nicolas Kurtovitch, Chevalier des Arts et des Lettres depuis 2004, est aujourd’hui lu et étudié dans les universités de la région. Il est par ailleurs à l’origine de la création du centre géopoétique de Nouvelle-Calédonie, en lien avec l’Institut de géopoétique initié par Kenneth White. |
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- en 2008, lauréat du prix de Poésie Antonio Viccario au festival de Poésie de Trois Rivière (Québec)
- prix du Livre insulaire d'Ouessant, catégorie Poésie, 2003 pour Le Piéton du Dharma
- prix Popai du Silo 2011 pour "les heures italiques"
- Sloboda, en 1973
- Les Dieux sont borgnes, une pièce de théâtre créée en 2002
- Dire le vrai/Tell the truth, un recueil de poèmes, avec Déwé Gorodé








